Quick-Do BookBox, le livre numérique au secours de l’éducation et de la culture

Le partage et la mise à jour des connaissances ont toujours représenté un handicap dans les systèmes d’éducation en Afrique. Avec une pauvre industrie de la culture et notamment du livre, on ne retrouve pas suffisamment de diversité dans les supports de connaissances. Aussi, la transmission et le partage de savoirs se font majoritairement par le bouche à oreille ou via des livres édités dans les années 60 qui régissent encore les programmes scolaires.

Quick-Do, start-up fondée en France par le camerounais Dominique Buende, a pour but de réconcilier les Africains à la culture du livre via le numérique. L’objectif de Quick-Do Bookbox est de promouvoir l’accès à la culture et à l’éducation pour tous dans les pays du « Sud ». Ils fournissent aux lecteurs des liseuses, avec une autonomie de 2 mois et une portabilité moyenne de 300 livres numériques, et mettent à disposition dans des lieux de culture (bibliothèques, universités, centres culturels, etc…) des bornes de téléchargement de livres à prix limité.

En parallèle, ils se donnent pour  mission de motiver les éditeurs des pays du « Nord » à adopter une démarche économique mais également sociale et solidaire en s’adressant à un marché vierge estimé à 650 millions d’euros. Dans le même acabi, Quick Do voudrait convaincre les éditeurs des pays du « Sud » à considérer le numérique comme plateforme de diffusion et profiter de ce nouveau marché à forte rentabilité.

En portant l’accent notamment sur l’information et la culture en zone rurale, l’ambition louable de Quick-Box est aujourd’hui appuyée, félicitée et supportée par plusieurs organismes comme BPI France, Bond’Innov et l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement). Vainqueur du Prix Orange de l’entreprenariat social en Afrique 2013, et de la belle somme de 25 000€, cette start-up camerounaise ouvre son capital aux financements participatifs pour atteindre ces objectifs à moyen terme qui comporte le déploiement des premières bornes à l’Université de Douala, le site pilote en Afrique.
« Nous avons finalisé les études préalables du site et travaillons déjà au plan de déploiement en même temps que nous finalisons la R&D des objets de l’infrastructure. Localement nous devons accélérer la numérisation et la conversion des contenus afin de pouvoir proposer dès le lancement des contenus africains en téléchargement »
,  précise le fondateur Dominique Buende dans une interview à Starafrica.com.

De telles initiatives donnent un nouveau souffle de développement et progrès sur le continent et présentent une solution adaptée aux besoins actuels. Quick-Do démontre la viabilité d’un modèle entrepreneurial répondant à des problèmes de société et de développement en Afrique, qui jusqu’à maintenant étaient adressés par des dons d’ONG humanitaires.

La charité laisse place à un entrepreneuriat social, et c’est peut-être mieux comme ça…

Et si c’était au Niger…

Le marché du livre est pauvre au Niger, malgré l’existence de centres culturels et des bibliothèques d’établissements scolaires/universitaires. Il y a très peu de renouvellements et de mises à jour des ouvrages à disposition des lecteurs. Pourtant, dans un pays enclavé comme le Niger, avec un accès difficile et limité à l’éducation, des supports éducatifs restent des outils primordiaux à la vulgarisation du savoir.

Au-delà de l’aspect éducatif, le livre est un aussi passeport de la culture d’un pays. Au Niger, le conte a toujours eu un grand rôle dans la transmission de valeurs morales. Nos premiers grands auteurs étaient des conteurs avérés : Boubou Hama par exemple, a édité plusieurs tomes de contes connus par le plus grand nombre au Niger.

En ne renforçant pas la transmission du savoir de nos plus grands philosophes, politiciens ou conteurs par un support écrit plus pérenne et durable, les nouvelles générations Nigériennes perdront une partie de leur culture, et de leur identité.
Malheureusement les coûts engendrés par l’industrie du livre (édition, impression, distribution, etc…) restent un facteur limitant à son développement dans un pays comme le Niger. L’installation de bornes Quick-Do au CCFN Jean Rouche, au CCOG de Niamey, ou même à l’université Abdou  Moumouni pourrait être un début de réponse.

Hassia

Pour plus d’informations :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s