Présentation des résultats du Doing Business 2017

Le rapport Doing Business (DB) est une publication annuelle de la banque mondiale qui mesure la facilité de faire des affaires dans une économie. Le rapport DB2017 classe le Niger à la 150ème place sur 190 économies soit une progression de 10 rangs par rapport à l’année passée où le pays occupait la 160ème place.

En terme de « distance à la frontière », indicateur qui mesure, sur une plage de 0 à 100 (zéro représentant la plus mauvaise performance et 100 représentant la meilleure), l’écart entre la performance d’une économie et les meilleures pratiques de réglementation des affaires, le Niger a progressé de 2,50 points. En effet, le Niger est passé du score de 47,07 dans le rapport Doing Business 2016 à 49,57 dans celui de 2017.

Le Niger a tenté d’améliorer ses cadres réglementaire et institutionnel ainsi que les mesures financières. Les performances enregistrées expliquent le fait que DB considère le Niger comme le pays ayant effectué le plus grand nombre de réformes en Afrique Subsaharienne, avec 6 réformes sur les 80 recensées à travers l’Afrique Subsaharienne. Lire la suite « Présentation des résultats du Doing Business 2017 »

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Les athlètes : source d’inspiration des entrepreneurs de demain ?

imageLe 20 août, nous avons été des millions à regarder les combats d’Issoufou Alfaga, taekwondoka et porte drapeau du Niger. Il est parvenu à décrocher une médaille d’argent devenant ainsi vice-champion olympique, 44 ans après Issaka Daboré en boxe. Mais plus avant de parler de son parcours, la victoire d’Alfaga lors des Jeux de Rio nous offre l’opportunité de nous interroger sur les qualités / parcours des athlètes qui pourront inspirer les générations de demain et notamment les entrepreneurs.

Si de prime abord, tout semble les opposer, les athlètes, à travers leur préparation, leur entraînement et leurs succès, ont des choses à enseigner aux entrepreneurs de demain. Lire la suite « Les athlètes : source d’inspiration des entrepreneurs de demain ? »

Consommons local et durable: la poudre de tomate nigérienne

Au Niger, la tomate occupe une place centrale dans la vie quotidienne des foyers. En effet, cet ingrédient est la base des plats en sauce dont raffolent les nigériens. Pourtant sa production est inégale et les producteurs de tomates sont confrontés à de nombreux défis dont  celui de sa conservation.

A partir du mois de janvier et ce jusqu’à juin, il est assez facile de se procurer de la tomate dans les marchés. Cependant l’offre surpasse la demande et crée donc un excédent de tomates invendues et qui finissent pour la plupart à la poubelle, faute de solution de conservation. On estime que près de la moitié de la production de tomates en pleine saison finit par pourrir. Sur la deuxième partie de l’année, il est, au contraire, plus difficile de trouver de la tomate; les marchés font face à des pénuries et le prix de la tomate est en forte hausse.

Cette problématique est d’autant plus révoltante connaissant le contexte alimentaire parfois fragile de la population nigérienne.

Une révolution dans la technique de conservation de la tomate

Un jeune ingénieur agronome Yacouba Alfari Bonkano s’est penché sur la question et a créé la poudre de tomate. Au Niger, la plus grande technique de conservation utilisée se fait par le biais de techniques de séchage : on retrouve de nombreux condiments ou légumes tel que le gombo ou encore la viande séchée appelée kilichi qui sont séchés au soleil.  L’aventure de Yacouba débute fin 2013. Il a remporté le prix du meilleur jeune inventeur du Niger pour son invention : un séchoir qui permet de transformer et conserver la tomate. Ce séchoir fonctionne à l’aide de charbon minéral ainsi que l’énergie solaire et permet de transformer 500 Kg de tomates en 15 heures. Cette technique de séchage est innovante car elle permet d’améliorer le temps de séchage par rapport à d’autres séchoirs uniquement solaire ou à gaz. Avec une utilisation de deux ou trois par semaine, Yacouba est capable de sécher près d’une tonne et demi de tomates.

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Visite thématique au CIPMEN

1Dans le cadre de ses activités, le Collectif ZZ, en partenariat avec l’association ESAFRO, a sollicité le CIPMEN pour organiser une visite d’entreprise au sein de ses locaux. A cet effet, une visite thématique a été organisée pour 5 jeunes lycéens placés sous la tutelle ESAFRO le Mercredi 16 mars 2016 à partir de 10h. Etaient également présents à cette visite, les étudiants de l’ETEC (École des Techniques Économiques Comptables). Lire la suite « Visite thématique au CIPMEN »

Djantoli ou comment une méthode de suivi, d’alerte et d’accès aux soins permet de préserver durablement la santé des enfants ?

 

Que représente pour vous la santé, un bon système de santé ? Une hygiène de vie saine, une alimentation équilibrée, ou une activité physique régulière, des hôpitaux et des médecins à proximité ?

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Si pour l’extrême majorité de la population, nous nous retrouvons dans cette conception de la santé et plus largement du système de santé dans son ensemble, il est fort probable que notre vision soit le résultat d’un accès facilité aux biens et services de santé. Pour autant, au 21ème siècle, cette vision de la santé et de ses attributs sont loin d’être le quotidien de nombreuses personnes. Ce constat est d’autant plus saillant dans les pays africains où la santé et le système de santé s’entendent plus au sens communautaire c’est-à-dire la capacité à couvrir le plus grand nombre d’usagers, sur l’ensemble d’un territoire en leur apportant les soins et les prises en charge sociales adaptées à leurs besoins. Lire la suite « Djantoli ou comment une méthode de suivi, d’alerte et d’accès aux soins permet de préserver durablement la santé des enfants ? »

L’éducation entrepreneuriale au Niger: qu’en est-il?

On observe de plus en plus un engouement significatif pour l’entrepreneuriat à travers le monde, et particulièrement sur le continent africain. En effet, il s’agit d’une nouvelle façon de voir les choses, très salutaire, et surtout à encourager ! Ne plus attendre après on ne sait quoi ou après qui, mais plutôt entreprendre, voir s’entreprendre : voilà une vision intéressante.

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Les chiffres parlent d’eux même : 35% des chômeurs africains envisagent de créer leurs propres entreprises. Avec un taux de croissance démographique de 3,3% par an, le Niger compte environ 52% de jeunes de moins de 15 ans et plus du tiers dans la tranche d’âge de 15 à 35 ans. Indéniablement, l’entrepreneuriat représente un début de solution pour amorcer un développement durable et combattre la pauvreté et le chômage. Ces statistiques sont d’autant plus intéressantes quand on sait qu’en Afrique 60% des chômeurs ont moins de 25 ans.

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Raconte-nous ton Afrique de demain…

Ce jeune nigérien résidant à Dakar nous raconte son Afrique de demain…

Nous africains vivons aujourd’hui dans le continent le plus pauvre, le plus malade, le plus sale, le plus affamé de la planète . Conscient de cela les Africains cherchent à améliorer leur situation. En d’autres termes, sortir du sous-développement et devenir par conséquent un continent développé. Selon moi, jeune africain, originaire du Niger ce développement ne s’effectuera jamais ou au meilleur des cas s’effectuera tardivement. Certains liront ce texte et diront que je suis pessimiste que je n’ai pas d’ambition. Les Africains typiques diront que je porte la mauvaise langue sur notre continent : et voici le problème numéro un des africains nous n’aimons pas entendre la vérité . L’africain n’écoute et n’accepte que ce qui l’arrange. Partout où son intérêt personnel n’est pas en jeu il refuse de s’engager. Le collectif est aujourd’hui l’une des pièces maîtresses qui manque à l’Afrique pour se développer. Lire la suite « Raconte-nous ton Afrique de demain… »