Présentation des résultats du Doing Business 2017

Le rapport Doing Business (DB) est une publication annuelle de la banque mondiale qui mesure la facilité de faire des affaires dans une économie. Le rapport DB2017 classe le Niger à la 150ème place sur 190 économies soit une progression de 10 rangs par rapport à l’année passée où le pays occupait la 160ème place.

En terme de « distance à la frontière », indicateur qui mesure, sur une plage de 0 à 100 (zéro représentant la plus mauvaise performance et 100 représentant la meilleure), l’écart entre la performance d’une économie et les meilleures pratiques de réglementation des affaires, le Niger a progressé de 2,50 points. En effet, le Niger est passé du score de 47,07 dans le rapport Doing Business 2016 à 49,57 dans celui de 2017.

Le Niger a tenté d’améliorer ses cadres réglementaire et institutionnel ainsi que les mesures financières. Les performances enregistrées expliquent le fait que DB considère le Niger comme le pays ayant effectué le plus grand nombre de réformes en Afrique Subsaharienne, avec 6 réformes sur les 80 recensées à travers l’Afrique Subsaharienne. Lire la suite « Présentation des résultats du Doing Business 2017 »

Doing Business 2016 : Analyse des résultats du Niger

Doing BusinessLes économies en voie de développement ont accéléré le rythme de leurs réformes au cours des 12 derniers mois, permettant aux entrepreneurs locaux de créer et de gérer une entreprise plus facilement, selon le rapport annuel sur la facilité à faire des affaires du Groupe de la Banque Mondiale.

Au Niger, le secteur public ne peut recruter plus de 2% de la population active selon le ministre du plan, de l’aménagement du Territoire et du développement communautaire. Les autorités publiques s’attèlent à développer le secteur privé afin de créer des emplois et de la richesse. La promotion du secteur privé est incontestablement un moyen d’impulsion des leviers de la croissance et des secteurs pourvoyeurs d’emplois garantissant ainsi des revenus aux populations. Aussi, la sécurisation et la promotion de l’investissement privé constituent ainsi un gage d’attractivité des Investissements Directs Etrangers (IDE) au Niger. Par conséquent, l’amélioration du climat des affaires est une priorité pour les autorités publiques nigériennes. Ce programme se trouve d’ailleurs au cœur du Plan de Développement Économique et Social (PDES) à travers l’axe 4. Le PDES est disponible en téléchargement gratuit sur le site du ministère du plan, de l’aménagement du territoire et du développement communautaire du Niger : www.mpatdc.gouv.ne .

Partant de ces postulats, le Niger s’appuie sur les indicateurs du rapport DOING BUSINESS qui mesure l’indice de la facilité pour faire des affaires dans 189 économies à travers le monde. Il s’agit d’un rapport annuel produit par la Banque Mondiale qui utilise dix (10) indicateurs. Ces derniers portent sur les réglementations applicables aux petites et moyennes entreprises au cours de leur cycle de vie, sur le secteur formel. Ils se basent sur des scénarios types et concernent la métropole d’affaires la plus importante de chaque économie ainsi que la seconde ville d’affaires la plus importante pour les économies ayant une population de plus de 100 millions d’habitants.

Il faut souligner que ces indicateurs ne mesurent pas tous les aspects de l’environnement des affaires tels que la sécurité, la taille du marché, la stabilité macro-économique, la prévalence de la corruption, le niveau de qualification de la main d’œuvre, les réglementations spécifiques aux investissements étrangers ou aux marchés financiers.

Selon le dernier rapport de DOING BUSINESS publié ce 27 octobre à Washington, les économies de l’Afrique Sub-Saharienne sont parmi les économies ayant amélioré le plus leur climat des affaires. Les économies de l’Afrique Sub-Saharienne à l’instar du Niger continuent de mettre en place des réformes qui améliorent le climat des affaires pour les entrepreneurs locaux d’après le rapport annuel sur la facilité de faire des affaires du Groupe de la Banque Mondiale.

Cet article vise à produire une analyse et une interprétation des statistiques pour le Niger relevés dans le DOING BUSINESS 2016.

Quels sont les indicateurs et leurs résultats ?

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Une solide législation du travail et une lutte contre la fraude fiscale pour développer le Niger

Classé dernier selon le rapport sur le développement humain 2014 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Niger est un pays pauvre. Le classement du développement humain se mesure principalement sur trois dimensions : Santé, Education, Niveau de vie.

La situation du Niger à l’heure actuelle se trouve être dans une position médiocre mais ses trois dimensions ne sont pas suffisantes pour évaluer le bien-être des populations nigériennes. D’ailleurs, la perception commune ne s’identifie pas au rang qu’est octroyé au Niger par le rapport d’indice de développement humain du PNUD. Selon la conscience collective au Niger, nous vivons plutôt correctement et cette extrême pauvreté dont fait état le rapport ne représente pas du tout les réalités nigériennes. Cela pourrait s’expliquer par l’économie informelle. Les Nigériens travaillent pour la plupart d’entre eux (environ 5 551 209 personnes soit 30% de la population en 2012 selon les données de la banque mondiale) et ont de droit un revenu. L’environnement socio-culturel, les croyances ont de fait une incidence sur la façon dont les populations généralement conçoivent et organisent leur vie. Au Niger, les populations entendent fonder leur développement humain sur leur culture et leur croyance.

De toutes les dimensions de l’IDH du PNUD, la plus contestée est : « le niveau de vie ». Il est important de signaler que les dimensions qui relèvent de la santé et de l’éducation ne sont pas contestables du fait des statistiques officielles. Or, les données sur l’activité économique au Niger sont peu fiables du fait de la primauté du secteur informel sur le secteur formel. On ne peut donc aujourd’hui donner des chiffres officiels sur la richesse réelle du pays et surtout sur le niveau de vie des populations. Officiellement, la majeure partie des nigériens est considérée comme inactive mais cette même population exerce diverses activités informelles lui procurant des revenus substantiels souvent supérieurs aux revenus des travailleurs considérés comme étant officiels. L’exemple des ménagères qui font du commerce est à cet égard très illustratif. Cela engendre une évasion fiscale. Les transactions se faisant en espèces, elles échappent pour la plupart au système bancaire qui ne peut formaliser afin de produire des informations et des statistiques. Lire la suite « Une solide législation du travail et une lutte contre la fraude fiscale pour développer le Niger »